samedi 30 novembre 2013

El Chalten et le Fitz Roy


26 novembre, anniversaire de Marine

Après un dernier tour en ville et quelques emplettes, ...







Francisco Moreno, l'explorateur




Darwin



... nous revenons sur nos pas pour rejoindre El Chalten.

Dès la sortie de la ville nous faisons une halte au site de Punta Walichu pour y voir des peintures rupestres de plus de 10 000 ans. Ces peintures ont été laissées par les indiens Tahuelche, dans des grottes au bord du lac Argentino.









Encore une fois, c'est après avoir avalé un sandwich, que nous poursuivons vers l'est afin de retrouver la ruta 40 qui vers le nord, doit nous permettre de rejoindre El Chalten et le mont Fitz Roy.

Bien qu'à 170 km du but (distance routière), le Fitz Roy apparaît déjà à l'horizon.

Comme précédemment nous roulons en bordure de steppe patagonienne tandis que lacs, Andes et hauts plateaux bordent l'axe à une trentaine de km à l'ouest.






Alors que nous quittons les rives du Lago Argentino, un panneau nous rappelle que la Patagonie est une terre où les vents d'ouest règnent en maître.



A 100 km du but, nous côtoyons maintenant les rives du Lago Viedma qui fait presque deux fois la superficie du lac Léman. Bien que plus petit que le lago Argentino (1466 km², soit 2,3 fois le lac Léman), les paysages et les phénomènes géologiques environnants sont les mêmes.

A l'ouest, la chaîne du Fitz Roy occupe tout le paysage.



A l'approche d'El Chalten, nous apercevons au loin une langue du glacier Viedma qui se jette dans le lac du même nom.


Le Fitz Roy, et ses voisins sont impressionnants de verticalité. Les voies proposées sont de très haut niveau et très exigeantes, notamment à cause de la météo et des vents violents .


Il est à noter qu'outre l'andinisme, El Chalten est la capitale nationale du trekking tant les chemins de randonnée sont nombreux , attrayant et variés dans leur difficulté.








Après une halte chez les garde-parcs et un recomplètement en carburant, nous abordons notre première marche par la piste des aigles et des condors.

Au sommet, nous dominons El Chalten et le lac Viedma

Les indiens appelaient le Fitz Roy, Chalten (volcan). En effet, les pics de ce dernier sont souvent cachés par des nuages qui font penser à des panaches de fumée ou des fumeroles de volcan.  D'où le nom du village.








Il est 20h lorsque nous rejoignons l'aire de pique-nique au sud du village où nous retrouvons le couple de montpelliérains.

La nuit se passe au point de départ des sentiers de randonnées en direction du Fitz Roy, seule zone de bivouac gratuite autorisée.

Nous nous en souviendrons comme d'une nuit particulièrement agitée tant le Land Rover a dansé sur ses suspensions toute la nuit, au gré des rafales.


lundi 25 novembre 2013

El Calafate et Perito Moreno

24 novembre

Pour la première fois nous sommes interrompus en plein petit déjeuner par un gros nuage noir qui nous délivre copieusement grésil puis neige, ce qui nous contraint à vivre reclus dans le Land pendant un peu plus de 20mn.

Avec le retour du soleil, nous prenons la route sereinement pour rejoindre El Calafate en Argentine.

Bien que nous soyons dimanche matin, les formalités douanières prennent plus de temps que d'habitude du fait de la présence de deux bus de touristes, dont un transportant des représentants du continent asiatique.

Ainsi , nous mettons environ 2h pour franchir la frontière.

Bien qu'au nord de notre position, la route pour rejoindre El Calafate fait un long détour par l'est, pour éviter les contreforts des Andes et les plateaux enneigés.



A l'approche de notre destination, nous apercevons rapidement le Lago Angentino et les premiers sommets andins.


Avant sa fondation en 1927, El Calafate était un petit village de pionniers en plein coeur d'une pampa herbeuse, au pied de la Cordillère des Andes et au bord du Lago Argentino. 
Aujourd'hui la ville est le point de départ pour la visites des glaciers de la région, principalement celui de Perito Moreno.

El Calafate doit son nom à un petit arbuste à fleurs jaunes et baies noires, semblables à la myrtille, très répandu dans la région et dont on fait d'excellentes confitures, paraît-il. 

Arrivés à El Calafate vers 14h, nous nous ruons vers le centre pour y déjeuner, nos estomacs criant famine !

Rassasiés, nous rejoignons le camping de la ville,




 ...où une fois encore, le Land se couvre de succès.

Dans un premier temps, c'est avec émotion qu'une allemande bon teint, tourne autour de la voiture et nous explique qu'il s'agit du véhicule de ses rêves et de ses amours passées, puisqu'elle a possédé un 109 pendant une dizaine d'années.

Plus tard, c'est un couple de montpelliérains, voyageant en Berlingot, qui vient aux  nouvelles pour comprendre comment la vie à bord s'opère.

En soirée, nous profitons de la structure existante pour déguster une "Parilla libre" (grillades à volonté).


25 novembre,

Après une douche chaude, nous prenons la route pour aller à la rencontre du glacier Perito Moreno, situé dans le Parc National des glaciers.



en chemin, nous nous émerveillons face aux facéties de la nature

Nuage façonné

Manteau neigeux, manteau nuageux, no limit !

Le glacier Perito Moreno, du nom de l'explorateur du 19e siècle Francesco Moreno (bien qu'arpentant la Patagonie, il n'a jamais vu le glacier !), est le glacier le plus spectaculaire.
Véritable monstre de 15km de profondeur, 5km de large, il culmine à 60m au dessus du niveau du lac  Argentino. Sa superficie est proche de celle de Buenos Aires. 

Classé patrimoine de l'humanité, c'est le seul galcier de la région à gagner de l'espace, près de 3m par jour.

La glace se forme en haut des montagnes, à 2000m d'altitude puis descend peu à peu en épousant les reliefs. L'eau qui s'écoule en permanence sous la glace contribue à son déplacement.

Il est très rare de voir un glacier de si près et à si basse altitude (nous sommes à 250 m au dessus du niveau de la mer) dans une vallée boisée. Dans l'hémisphère Nord, il faut monter à plus de 3000 m pour admirer un tel phénomène.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Glacier_Perito_Moreno

Glacier à 7km





Front nord



Effondrement

Front sud



Nouvel effondrement

Il fait des ronds dans l'eau ....



Il y en a 15km derrière

proportion bateau-glacier

navire et iceberg




Glaçon pour l'apéro ....




Nous ne savons pas s'il est plus difficile de saisir l'instant de l'effondrement d'un pan de glace ou le saut d'une baleine franche australe, toujours est-il que dans les deux cas il faut beaucoup de chance car la patience ne suffit malheureusement pas.

Suite aux longs moments d'attente, ce n'est que vers 14h que nous rejoignons notre fidèle coursier pour déjeuner d'un sandwich. Les nuages gagnant du terrain et le vent forcissant, nous rebroussons chemin pour rejoindre El Calafate.