jeudi 22 août 2013

Canyon de Colca

21 août

Deuxième canyon le plus profond au monde (3400m), voisin de quelques km du plus profond, le canyon de Cotahuasi (3535m), nous imaginions être en présence d'un site particulièrement remarquable.
Nous aurions dû nous douter, puisque sa renommée n'a pas atteint celle du canyon du Colorado, qu'il n'en serait rien.

Le paysage est complètement différent.
En aval il est particulièrement encaissé, tandis qu'en amont il présente des paysages façonnés par l'agriculture, et les terrasses offrent des formes géométriques du plus bel effet.









Un condor peu coopératif nous occupe un instant.

Le con ! Il dort. Il ferait mieux de voler ....












Quoiqu'il en soit cela demeure un itinéraire particulièrement intéressant pour les adeptes de trekking (circuits de 18 à 22km avec de très forts dénivelés).

Dès le lever du soleil nous prenons la route pour découvrir et apprécier ce canyon en allant de mirador en mirador sur une quarantaine de km.


Arrivés à Chivay, nous bifurquons en direction Arequipa et gravissons les pentes pour changer de vallée.



Le record de la journée s'établir à 4823 m avec le col de Patapampa. Du reste à cette altitude nous retrouvons des vigognes, de la neige et de la glace.











Après avoir fait un tour d'horizon des volcans, nous amorçons notre descente et tentons de trouver les peintures rupestres annoncées par un panneau à 3 km. Faute de succès dans la ville minière désertée et ruinée de Sumbay, nous reprenons  la route d'Arequipa que nous atteignons en début d'après midi.




Village de Sumbay, où passe encore le train (Cusco-Arequipa)




Le volcan Misti (5822m)




Nasca-Cabanaconde

19-20 août

Départ de Nasca pour Arequipa en passant par le canyon de Colca.

Dès la sortie de Nasca nous renouons avec le désert. Il semble néanmoins  que la Panamericana Sur soit bien moins fréquentée que les tronçons déjà parcourus.

Très rapidement la route littorale ressemble à une route de lendemain d'apocalypse. Aucune trace de vie, végétale ou animale, seul un univers minéral, tantôt sablonneux, tantôt rocailleux supporte le cordon d'asphalte sur lequel nous circulons, malgré le combat acharné que lui livre l'océan en sapant sa base.






On se croirait dans Mad Max 2. Cette sensation est accentuée par le fait que les seuls véhicules croisés ou doublés sont des citernes à carburant.
Faute de voir surgir les gentils et les méchants, le spectacle devient vite monotone et sans réel intérêt d'autant que la visibilité est une fois de plus réduite du fait des embruns ou entrées maritimes.
Seule notre halte bivouac nous arrachera à la torpeur ambiante.

Au matin, malgré la présence du soleil, la route reprend tout aussi monotone. Il faudra attendre Ocona, puis Camana (375km) pour retrouver vie et dynamisme. En effet, grâce à leurs cours d'eau respectifs, ces deux villes sont verdoyantes et la production de riz y est abondante.

Après un ravitaillement à Camana, nous obliquons plein est en direction d'Arequipa. Pas de changement notable en ce qui concerne le paysage, sauf quand nous quittons l'océan pour nous enfoncer à l'intérieur des terres. Ce sera alors 90km de ligne droite entre les sables.

Après un ravitaillement carburant, nous quittons l'asphalte pour une piste sensée nous conduire à Huacan et vers le canyon de Colca.






L'influence océanique ayant disparu, nous renouons avec les températures très élevées. Puisqu'il est question d'élévation, nous atteignons aussi rapidement les 4000 m.








La poussière et les vibrations mis à part nous ne rencontrons pas de difficulté particulière. C'est ainsi que vers 18h nous atteignons Cabanaconde après 161 km de piste et une nouvelle fracture de la galerie.


Notre bivouac au bord du canyon


dimanche 18 août 2013

Paracas

17 août suite

Vers midi nous arrivons à Pisco. Cette ville déjà traversée à l'aller a donné son nom à une boisson nationale alcoolisée, le Pisco Saur. L'autre boisson nationale sans alcool, l'Inca Cola tente de rivaliser avec la boisson américaine mais en vain car le géant américain a racheté les droits sur la boisson péruvienne ainsi que sur nombre d'eaux minérales.

En cherchant un laveur de voiture nous découvrons un nouveau restaurant, La Barca. Joueurs, nous décidons d'y manger. Si rien ne change, cet établissement deviendra rapidement un des meilleurs, tant la viande est de qualité, les sourires sont agréables, l'aménagement de la salle est sympathique et les toilettes modernes et propres.

En passant sur le port, le soleil nous permet de faire une photo de la flottille de pêche.




Nous poursuivons en direction de la réserve nationale de Paracas. Nous y retrouvons le désert, l'océan, les falaises mais pas plus de phoques que de dauphins.













Cathédrale avant le tremblement de terre de 2007
Ce qui reste de la cathédrale après le séisme



De fait, nous sommes contraints de nous contenter des volatiles chers à Hitchcock, dont voici quelques spécimens.
























Lima - Tambo Colorado.

16 août : 

En l'absence de nouvelles de la part de Carmen, nous nous extirpons de la mégapole qu'est Lima bien volontier d'autant que le temps y est vraiment maussade.

La "Panamericana Sur" déroule ses 2 rubans d'autopista et nous apprécions de rouler sur ce qui est chez nous une 2x2 voies.

Au bout de quelques kilomètres nous entrons dans une zone de Neblina et la visibilité se réduit sérieusement. Dans la zone la plus dense, la visibilité se limite à un pointillé de ligne discontinue. Nous avons ralenti l'allure aux alentours de 15 km/h d'autant que les véhicules d'ici ne sont pas équipés de feux arrières antibrouillard et que leur éclairage conventionnel est souvent défaillant.
Pour pallier ce problème, tout le monde roule avec les feux de détresse actionnés mais nous vous certifions que c'est très peu efficace.

Les épisodes de brouillard se suivent et se relaient sur une cinquantaine de km et nous interdisent d'apprécier l'océan voisin sur notre droite.

Une fois sortis du brouillard, nous reprenons un rythme de croisière voisin des 90 km\h. La Panaméricana est limitée à 100 pour les véhicules particuliers.

Avant Chincha, nous tombons sur un contrôle policier généralisé. Tous les véhicules ou presque sont arrêtés et nous n'échappons pas à la règle.
Rapidement, nous comprenons qu'il s'agit d'une opération de racket organisé et le policier qui s'occupe de nous réclame 200 dollars US.
Ma mauvaise humeur prend rapidement le dessus alors que bizarrement Sylvie a retrouvé une certaine "zénitude".
Il commence à me gonfler sévère aussi, lorsqu'il réitère sa demande, je lui rétorque que je suis français et que je ne dispose donc pas de dollars, ni d'euros d'ailleurs.
Je comprends qu'il parle d'amende, d'excès de vitesse, de contravention mais sans cerner vraiment la teneur de l'ensemble de ses propos.
Je demande où est le radar, qu'est ce qui prouve que  je roulait vite, etc... de plus en plus courroucé.
Sylvie me demande de baisser le ton. Le policier parle alors de 60km\h, de zone urbaine, mais je refuse son argumentaire.

Sylvie a remarqué qu'il a replié mes papiers et qu'il n'a toujours rien écrit. Elle explique que nous n'avons pas d'argent et que nous comptons trouver un DAB à la prochaine ville, que nous n'avons que quelques soles pour les péages, etc...

Soudain, il nous rend nos papiers et serre la main de Sylvie. Il me fait signe en passant son pouce sur son cou que la prochaine fois je serai égorgé mais je m'en fous. Il me tend la main que je serre et nous nous en allons.

C'est après une nuit à Chincha que nous rejoignons Tambo Colorado.



17 août :

La forteresse inca de Tambo Colorado a été construite par Pachacùtec à la fin du XVe siècle et au début du XVIe. C'est la mieux conservée de toute la côte péruvienne.

http://amerique-latine.com/ala/fr/TamboColorado.HTML


Empire Inca au début du XVIe siècle