mercredi 12 juin 2013

Cochabamba.


Dimanche 9 juin:

Nous quittons le poste frontière inca et reprenons la route en direction de Cochabamba.

Le Land semble avoir du mal avec l'altitude (3700m) mais le moteur tourne rond.
Si la fumée noire à l'échappement laisse penser que le moteur manque d'air et que la combustion est imparfaite, nous sommes plus inquiet par les volutes de fumée bleue blanche qui se dégagent parfois.
On dirait que les CRS nous ont attaché un fumigène sur l'échappement.

Après plusieurs essais, il semblerait que le problème vienne d'un excès d'huile et du turbo.
S'il ne s'agit que du surplus d'huile, le problème sera vite résolu. Par contre, si le turbo est affecté cela va sérieusement compliquer les choses.
Bien sur, nous sommes dimanche et tout est fermé même dans la 4 ème ville de Bolivie.

Quelques repérages faits, nous rejoignons l'hôtel Monserrat au cœur de la ville. En plus de la fumée, la hauteur du garage souterrain nous en interdit l'accès à moins de débarquer la cantine juchée sur la galerie, ce que nous faisons.


Lundi 10 :

Après une bonne nuit, nous rejoignons grâce aux repérages d'hier et au gps le Garage Scott, concessionnaire VW. Nous savons par le biais du site « le lien Amérique du sud » que le patron est canadien. De ce renseignement, Sylvie en a déduit qu'il pourrait parler français.

Arrivés à la concession, nous demandons si quelqu'un parle le français et il nous est répondu que le patron parle anglais.
Celui-ci nous reçoit très sympathiquement et, assisté de son chef d'atelier qui parle italien, nous allons voir le malade.
Compte tenu des symptômes et de la motorisation, le patron nous explique qu'il ne pourra pas grand chose pour nous mais se renseigne pour savoir où nous envoyer.
Après quelques coups de téléphone, il nous oriente vers « Morales et Cia, laboratorios de inyeccion diesel y turbos », non sans nous avoir offert café et thé. Exemplaire en tout point, ce M. Scott.

Gps aidant, encore une fois, nous voilà partis pour rejoindre « Morales ».
A notre arrivée, le vigile circonspect, part aux renseignements et M. Morales vient à notre rencontre.
Par chance, il parle lui aussi un peu anglais.
La situation étant résumée et expliquée, nos convenons de lui laisser le land. Après nous avoir appelé un taxi et mis en garde quant au tarif (10 B$ maxi pour la course), nous retrouvons l'hôtel et mettons au point un programme de visite de Cochabamba.


Place du condor

La cathédrale

Cathédrale



Intrigués par le « Christ Rédempteur » qui surplombe la ville, nous décidons d'y grimper. Faute de téléphérique, l'ascension se fera par les escaliers. 1399 marches, dans les 2 sens, ça calme mais ainsi l'entrainement continue.



L'escalier



Le christ et Sylvie




Cochabamba NW

Cochabamba Est


Mardi : Après une nuit réparatrice, nous retournons chez Morales pour 10h00. Le land n'est malheureusement pas encore opérationnel et le diagnostic pour le turbo réservé. De fait, retour au centre pour la poursuite de la visite de la ville.


Temple de l'hospice

Place des drapeaux




La préfecture


dimanche 9 juin 2013

Aux portes de l'empire Inca


Samedi 8 :

Il aura fallu le passage d'un col pour que la montagne verdoyante fasse place à une zone aride peuplée de cactus.



Avec l'altitude, les cactus ont disparu mais l'aridité est encore largement présente.




A partir de 2800 m, une humidité bienveillante apparaît mais les hommes ont néanmoins recours à l'irrigation pour pouvoir cultiver la terre.





La rencontre d'un marché local nous offre la possibilité de nous ravitailler en pain et en fruits. Nous en profitons pour faire quelques photos.








Après le repas (soupe pour 2 pour 10 bols), nous reprenons la route vers Incallajta surnommé le poste frontière de l'empire Inca.

La visite est rude à cause de l'altitude et de la pente mais il nous faut nous entrainer avant Machu Picchu, alors !










Une belle promenade, avec des hauts, des hauts, des hauts, des escaliers qui nous ont rappelé les « cinque terre » et Agnès et un bas, quand même, à 2900 m d'altitude.


Route vers l'ouest.


Jeudi 6 juin

C'est en fin de matinée pour cause de blog que nous quittons Santa Cruz pour Samaïpata.

La distance à parcourir n'étant que de 120 km, nous devrions y parvenir.
Très rapidement, le paysage change car nous longeons la cordillère orientale par le sud.






A peine arrivés, nous nous mettons à rechercher un bivouac et à faire le plein (7 bolivianos le litre c'est pas le top, mais la présence d'un policier n'a pas facilité la négociation).

Ceci fait, nous partons en reconnaissance pour « el fuerte » que nous ne visiterons que le lendemain (fermeture 16h30).

De retour au cœur du village de Samaïpata, nous nous installons au Café 1900 car un client attablé utilise un portable (donc WiFi).

La salle est décorée avec beaucoup d'affiches anciennes vantant les produits français. Tiens, tiens ! La carte propose des plats comme coq au vin, bizarre ! Pourtant, la jeune femme, derrière le comptoir, ne semble pas parler le français.

En revanche, nous y rencontrerons des compatriotes. Un globe-trotteur qui file sur Santa Cruz et que nous devrions retrouver à Cusco à la fin du mois, 2 filles en vacances, 2 jeunes hommes croisés lors de la reconnaissance .

Ce n'est que le lendemain, après la visite de « el fuerte » que le mystère se dissipe. Le patron est en fait un jeune français installé là depuis 14 ans. Marié à une bolivienne, il a choisi de rester là. Ce strasbourgeois travaillant à Paris est probablement perdu pour la France d'autant qu'il vient d'ouvrir un second établissement dans la ville.

C'est sa belle sœur, bolivienne bien sûr, qui tenait l'établissement lors de notre premier passage.

Et la visite ?

Vendredi 7 : El Fuerte (le fort) est la plus grande roche taillée au monde. Toute une colline de grès a été entièrement sculptée de motifs géométriques et zoomorphes. L'action de l'homme a été initié vers 300 avant JC et les incas y auraient séjourné comme l'atteste le centre cérémoniel orné de motifs incas tel le puma, le jaguar et le serpent.

Les espagnols en firent une forteresse d'où son nom actuel.

Le bloc de grès

A gauche, le puma (sic)


Niches des sacrifiés pour la bonne cause





La place principale


L'autre versant temple des 5 niches


jeudi 6 juin 2013

La cavale.


Mercredi 5

Le réveil s'effectue aux cris d'un vendeur de lait « Leche ! ». Sortis du land, nous faisons le tour des barrages « Bloqueo ». Rien n'a changé. Nous retrouvons les camionneurs (Rubens, Hugo y Rafael) avec lesquels nous avons discuté hier soir alors qu'ils pensaient pouvoir partir à minuit, d'après certaines informations.

Passer une journée de plus à « esperar » ne nous enchante pas et encore moins, s'il s'agit de plusieurs jours.

L'arrivée d'une ambulance nous offre l'opportunité attendue. Dés son passage, nous nous avançons au culot et faisons mine de ne rien comprendre. Un jeune nous dit que nous ne pourrons pas dépasser la ville tandis que 2 jeunes filles se placent devant le capot du land.

Alors que nous expliquons être là depuis 24h et que français, nous sommes étrangers au conflit, un homme âgé intervient et obtient que nous franchissions le barrage pour entrer dans la ville de San Julian.


La ville traversée, nous trouvons effectivement un nouveau barrage à la sortie. Malheureusement, la torpeur de la nuit embrume un peu moins l'esprit des manifestants et la relève des piquets de grève est déjà intervenue.

Nous comprenons rapidement que le passage ne sera pas aisé aussi faisons nous demi-tour vers la ville.
L'étude des écrans GPS et téléphone laisse entrevoir un contournement long d'une vingtaine de km. Nous nous y hasardons. Lors d'un arrêt pour faire le point, un autochtone nous invite à le suivre ce que nous faisons.

Deux péages improvisés ornent cet itinéraire de la liberté. That's life.

C'est étonnant de voir la capacité d'adaptation de tout un chacun pour faire quelque argent. Vendeur de lait improvisé, vendeuses de nourriture délocalisées en fonction des circonstances, péages érigés avec une corde entre 2 poteaux, etc...
Je me demande si c'est de la débrouillardise, de l'opportunisme ou s'il s'agit des prémisses du marché noir ?

Le barrage contourné et la route rejointe, pause toilette et déjeuner avant de rejoindre Santa Cruz.

Bien que très peuplée, la circulation n'est pas trop congestionnée. Il faut dire que le rapport nombre de voitures/habitant doit être infinitésimal bas par rapport à la France.








Aussi, devises retirées en poche, nous voilà soulagés et attablés pour le repas. Au sortir du pub, nous partons à la pèche aux renseignements pour tenter d'acheter une galerie pour le land (malgré les réparations effectuées, la solidité demeure précaire).

Par un premier contact, nous apprenons comment se dit galerie et dans quel quartier aller. Lors d'un second contact, Sylvie, plus chanceuse, tombe sur un francophone. De fait, renseignés, nous rejoignons le quartier cité.

C'est là, que durant 3 heures, un ferronnier s'emploiera moyennant 400 B$ (50 euros) à reconstruire partiellement la galerie et à la renforcer. (Suite au prochain épisode).







Ainsi, vers 19h30, nous franchissons le seuil de « la siesta » un hôtel un peu miteux du centre mais qui possède le wifi.